Mon parcours vers la vie sans gluten

Je ne sais pas quand tout a commencé, mais je me souviens d’un jour en sixième année.

Mes dents ont croqué le sandwich au pain complet que ma mère m’a envoyé pour le dîner. À ce moment-là, j’ai senti quelque chose gratter au fond de mon nombril. J’ai voulu vomir. J’ai jeté le sandwich à la poubelle. Il va sans dire que tous les autres sandwiches que ma mère m’a préparés ont connu le même sort.    

Par ailleurs, je me rappelle un jour à Canada’s Wonderland.

Après avoir mangé de la pizza graisseuse, j’ai couru aux toilettes. Ma mère m’a dit que c’était l’intolérance au lactose et qu’il faudrait que je ne mangeasse plus de produits laitiers. Elle m’a assuré que mon estomac se rétablirait.  

Mais il ne se rétablit pas. Moi, je ne me rétablis pas.

En école secondaire, j’avais des bouffées de chaleur, l’anémie, la nausée et des gaz terribles. Je ne pouvais pas dormir nuit après nuit. Si par miracle, j’ai réussi à m’endormir, ce n’était pas pour plus que quelques heures.   

En université, j’avais des migraines épouvantables. De plus, j’avais du feu dans la colonne vertébrale et les articulations… 

À l’hôpital, les docteurs n’ont rien trouvé.

Un an plus tard, j’ai visité l’hôpital encore. J’avais de la douleur du côté droit de mon ventre. Malheureusement, les spécialistes n’ont découvert rien et je suis rentré à la maison.

Dans ma quatrième année de l’université, la douleur est devenue pire. Les docteurs ont été convaincus que c’était l’appendicite. Néanmoins, le chirurgien avait des doutes et il m’a dit de me rentrer chez moi. Il fallait attendre que la situation empire. 

Un jour plus tard, je me suis rendu à l’hôpital à cause de cette même douleur. Encore, ils ont dit que c’était l’appendicite. Cependant, le chirurgien avait des doutes.

– C’est peut-être la SCI. Je ne suis pas trop sûr. Attends, je vais te donner des pilules. Voilà, tu peux t’en aller.

À la maison, mon estomac était pire que jamais.

Une semaine plus tard, j’ai consulté une naturopathe au sujet d’un traitement alternatif. Elle m’a conseillé d’éviter le gluten.

Je l’ai fait.

Un mois plus tard, mon corps se sentait mieux.

J’ai fait partager mon expérience avec une autre étudiante de mon campus.

– Tu devrais subir un test pour la maladie cœliaque. C’est ça le problème!

Je ne l’ai pas cru. Après tout, les docteurs à l’hôpital avaient dû probablement envisager la possibilité de cette maladie.

Probablement… Ils étaient experts, non?

J’avais des doutes. Et s’il y avait un problème avec mon corps? Et si le gluten était la cause de ce malheur? 

Quand j’ai décidé de subir le test en question, la collectivité médicale a essayé de son mieux de me convaincre que j’étais folle.  

– Tout cela est dans ta tête.

J’ai commencé à considérer la possibilité que tout cela était dans ma tête.

Pourtant…

J’ai subi le test, puis l’autre.

Devine quoi! La maladie n’est plus dans ma tête.

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